col st roch col de la porte
Hier je suis parti de chez moi dans le Vieux Nice pour rejoindre st Jeannet … mais pour cela j’ai fait un long parcours montagneux bien difficile de 103 km et près de 1800 m de D+ … c’est le même parcours que celui du 15 février mais dans l’autre sens et c’est bien plus dur …
Car d’une part la montée du col st Roch fait très mal dans ce sens et d’autre part il faut remonter sur st Jeannet depuis le pont Charles Albert et ce n’est jamais facile en fin de sortie
Mais revenons au détail de ce parcours
Le début n’est jamais très sympa par la vallée du paillon et il faut attendre Contes pour commencer à être vraiment tranquille . La route s’élève doucement vers Bendejun puis le joli village de Coaraze .. joli entrée en matière qui nous élève à 600 m environ .. la route redescend ensuite sur 2 km puis remonte légèrement pour redescendre de nouveau pendant 2 km également . C’est au plus bas du vallon que commence la portion la plus dure du col St Roch et là c’est du costaud : 6 km entre 8 et 12 % avec un passage de 15 sur quelques dizaines de mètres .. je ne l’avais plus faite depuis des années et j’ai vraiment souffert dans cette ascension …on atteint le col st Roch après une légère descente de 300 m dans le dernier km puis on remonte sans grosse pente pendant 2 km pour atteindre le col de la porte .. c’est ensuite une longue descente de 9 km et une remontée facile de 2 km sur le hameau de Loda . On est dans la vallée de la Vésubie et les paysages sont grandioses . On voit les sommets enneigés au dessus de la vallée et le village de Lantosque tout en bas . C’est juste avant ce village qu’on rejoint la route nationale de la vallée
Il s’ensuit une vingtaine de km de faux plat descendant dans les gorges jusqu’à Plan du Var .Il faut être prudent car la route est étroite et très fréquentée . Si vous êtes en semaine vous aurez en plus des camions ce qui n’est jamais simple pour les vélos … n’oubliez pas d’allumer vos feux clignotants de signalisation …
Une fois arrivé à Plan du Var il faut traverser le pont Charles Albert et remonter sur Carros village par la petite route qui monte en surplomb du Var et du lac du broc . Cette route est tranquille mais il faut monter 7 km à 5% jusqu’à Carros et j’ai toujours mal aux jambes dans cette modeste ascension car elle vient après toutes les autres et mon âge avançant c’est de plus en plus délicat …
Et pour couronner le tout il reste un dernier effort pour atteindre le village de st Jeannet .. je le fais le plus souvent par la route normale entre le Peyron et l’entrée du village : un peu plus de 2 km à 7% avec du 8/9 sur la fin …
La délivrance survient à l’entrée du village et jusqu’à ma maison …
Mes sorties finissant à st Jeannet font toujours plus mal que celles qui se terminent à Nice … finir sur une montée aussi dure c’est une épreuve mentale autant que physique … alors que finir à Nice c’est une délivrance assurée et la garantie d’avoir terminé les efforts depuis plusieurs kilomètres ..
Au final ma sortie d’hier a laissé des traces et je garde un souvenir amère des 6 km du col st Roch.
Il faudra que j y retourne très vite pour essayer d’effacer ce mauvais souvenir ..
Je n’ai pas encore les jambes de feu pour ce genre de sorties…
Mais les aurai je de nouveau un jour ??
2eme Turini ….
2eme Turini de l’année … j’ai choisi de le gravir par le versant Est c’est à dire le plus long …Pour cela il faut d’abord se taper le col de Nice puis le col de Braus et redescendre sur la ville de Sospel. Puis l’ascension du Turini commence et c’est la plus longue de tous les versants : 24 km avec un petit répit 2 km avant le village de Moulinet … autant dire que cette ascension fait très mal surtout à cette époque de l’année … mais quel régal … les paysages sont sublimes dans les gorges qui conduisent à la chapelle Notre dame de la Ménour c’est à dire à mi parcours de l’ascension du col … cette petite chapelle est située sur un promontoire et on l’atteint à pied par un chemin construit entièrement sur un viaduc .. on se croirait sur une portion de la muraille de Chine c’est très spectaculaire … la montée reprend à partir de Moulinet pour ne plus s’infléchir jusqu’au sommet du col soit 12 km dans la forêt entre 7 et 9 % sans aucun répit … les derniers km se font sur une route sèche mais avec de la neige sur les côtés et il y a peu de soleil pour se réchauffer à cette époque et à cette altitude … j’étais bien cuit au sommet du col mais heureusement le soleil m’a immédiatement rechauffé …. quelques minutes pour se refaire la cerise et j’ai bifurqué en direction de Peira Cava pour un retour sur Nice par la route la plus courte … le total approche les 120 km et les 2500 m de D+ autant dire qu’il s’agit d’une sortie exigeante qui va laisser des traces …à noter qu’il s’agit du même parcours que la 1ere partie de la cyclosportive L’étape du Tour de 2024 …( c’est même quasiment la moitié de cette épreuve )
alors rendez vous dans quelques mois pour essayer de la faire en entier ?? Chiche
1er Turini de l’année
Quel bonheur de quitter le brouhaha de Nice et son carnaval et le vacarme de l’actualité anxiogène pour se retrouver dans les lacets et les routes enneigées du col du Turini … j’ai tellement écrit sur ce col que je considère comme l’endroit le plus surprenant des Alpes Maritimes et le plus bénéfique pour le mental ..il est à seulement à 47 km du vieux Nice mais on a toujours l’impression de changer de monde quand on le gravit …il faut dire qu’il se mérite .On part de 0 m pour arriver à 1607 m . Il a aussi une particularité : on peut le gravir de 4 façons différentes ( voir mon article : « anatomie du Turini »)
Mais hier c’était très particulier : la météo était splendide .. le ciel bleu,une température printanière ( 15 degrés à Nice et 8 au sommet ) et des jambes incroyables pour la période … ce qui a ajouté à cette ambiance incroyable ce sont les portions de route entièrement verglacées entre Peira Cava et le col ( plusieurs passages de quelques centaines de mètres ) … je n’étais pas serein mais en étant prudent j’ai pu passer ces passages sans encombres .
J’avais décidé de monter au Turini par sa voie la plus courte c’est à dire par Luceram et ses lacets incroyables, puis de redescendre par le versant Ouest vers la vallée de la Vésubie ( avec des vues incroyables sur le village de la Bollène et les sommets du Mercantour )
J’ai poursuivi par les gorges de la Vésubie puis je suis remonté sur St Jeannet terme de ma sortie : 108 km et 2150 m de D+ au total … le plus costaud depuis le début de l’année mais quel régal ..
C’est difficile d’exprimer le bien moral et mental que procurent ce genre de sorties
On est bien sûr fatigué mais on ressent un bien être général y compris dans son sommeil … j’ai besoin de ces sorties longues et qui m’emmènent loin de la civilisation . C’est mon moteur et j’espère que je pourrai en vivre encore pendant de nombreuses années .Certes je vois que mes moyennes sont inférieures à celles des années passés (merci Strava ) mais je me surprends encore à faire quelques belles perfs sur certains tronçons ou ascensions … cela me suffit amplement
Et dans mon catalogue de sorties dans le département, le col du Turini a une saveur particulière .. et moi je vous le dis : le Turini devrait être remboursé par la sécurité sociale ….
col de la porte col St Roch
Voici un col méconnu de la plupart des cyclistes de la région . il faut dire qu’il est bien caché à l’intérieur de l’arrière pays Niçois . Je veux parler du col de la porte qui culmine à 1057 m . Ce col relie la vallée de la Vésubie au col St Roch qui se trouve plus au sud au dessus de Lucéram.
Cela faisait très longtemps que je ne l’avais pas gravi . Je lui avais d’ailleurs consacré un chapitre dans mes premiers tomes ( en fait mon chapitre parlait plutôt du col st Roch mais la face nord du col st Roch est également celle du col de la porte ). Deux kms séparent d’ailleurs les 2 cols c’est dire .
Je l’ai donc gravi aujourd’hui en partant de St Jeannet et en vue de finir mon parcours chez moi à Nice . Pour cela il a fallu d’abord rejoindre la vallée de la Vésubie et la remonter jusqu’à Lantosque. Le seul moment pénible est de rouler quelques kms sur la RN202 du pont Charles Albert à Plan du Var car le WE tous les Niçois montent à la neige le dimanche matin. C’est la version « les Niçois font du ski » et une file ininterrompue de voitures vous double sur cette partie du parcours . Heureusement le trafic est bien moindre dès qu’on tourne à droite dans la vallée de la Vésubie.
C’est un long faux plat qui longe la rivière Vésubie et emprunte les gorges du même nom. C’est très beau mais très froid en hiver car le soleil ne parvient pas à atteindre certaines portions très enclavées . Et encore,nous sommes déjà à la mi février, le soleil monte plus haut dans le ciel, en tout cas je ne vous recommande pas ce parcours en décembre ( je l’ai fait: c’est polaire )
Peu avant le village de Lantosque on prend à droite la route indiquée « col St Roch » et on monte au dessus de la vallée en apercevant plus bas la route qu’on vient d’emprunter … on passe par le seul lieu habité de cette route: le hameau de Loda ( qui me rappelle des souvenirs de boulot car j’ai suivi la rénovation de l’église il y a plus de 10 ans pour le compte de la commune de Lantosque )
Cette route est désertique : j’ai dû croiser 10 voitures tout au plus pendant les 14 km d’ascension. ( et aucun vélo )
Après Loda la route redescend sur 1 à 2 km, puis elle remonte assez sèchement pour ne plus s’aplanir jusqu’au col de la porte … mon appli Strava a d’ailleurs planté à ce moment là et je n’ai pas le kilométrage exact de la montée .Ce que je peux dire c’est qu’elle assez difficile . On est le plus souvent à 8 % et il y a plusieurs passages autour de 10. C’est irrégulier et très usant au final.
Le sommet du col est dans la forêt ( comme tout le parcours d’ailleurs ) . On bascule ensuite sur un faux plat descendant jusqu’au col St Roch ..j’ai choisi de ne pas descendre sur Luceram mais de remonter sur le col du Savel puis de descendre ( et remonter ) sur le village de Coaraze ( le village du soleil). Cet endroit est magnifique… on ne voit quasiment aucune maison à perte de vue .. le col St Roch est à la croisée de 4 routes : celle venant du col de la porte , celle menant à Coaraze, celle venant de Luceram, et celle montant à Peira Cava ( la plus dure ) qui constitue l’ascension la plus difficile vers le col du Turini ( j’en parle dans mon article « anatomie du Turini »).
J’adore ce lieu inhabité et presqu’entièrement sauvage situé à un peu plus de 30 km de Nice seulement.
Voilà donc une belle sortie de février
Finalement mon compteur a passé les 100 km et a approché les 1400 m de D+
Pas mal pour du vélo d’hiver
l’hiver à vélo
L’hiver 2025/2026 est plutôt bien marqué
Il pleut beaucoup ( et neige beaucoup en montagne ).il n’est pas facile de se motiver à partir rouler quand même. J’arrive à maintenir entre 2 et 3 sorties par semaine soit dans les 200/250 km … j’aime me retrouver à rouler seul dans l’arrière pays.
La plupart des cyclistes restent en bord de littoral . On en croise beaucoup dans la grande corniche ou vers le col de la Madone mais dès qu’on entre un peu plus à l’intérieur il n’y a plus personne.
Hier je suis monté au col de Braus puis j’ai enchaîné avec le col de l’Orme et j’ai continué par la route du Turini jusqu’à 2.5 km de Peira Cava … et bien je n’ai vu aucun cycliste .. je voulais redescendre sur le col St Roch mais la route est fermée . J’ai préféré respecter l’interdiction plutôt que me risquer à descendre quand même ( parfois un vélo peut passer ) car il est indiqué « fermé à 4 km ». Je connais bien cette portion de route,elle est très raide , et si j’avais dû finalement faire demi tour, j’aurais dû me farcir un raidard entre 10 et 13 % pendant 4 bornes … j’en avais déjà bien assez dans les jambes. À mon point le plus haut de la neige recouvre les prés et les bords de la route . C’est à cet endroit qu’on rejoint la route de crête qui conduit au col du Turini à 11 km plus loin . Cette route est très froide et la prendre en hiver est un vrai défi . Je l’ai souvent fait et j’en garde des souvenirs de froid extrême à la limite du supportable sur un vélo . Je suis donc redescendu par la même route mais en bifurquant sur Luceram au croisement du col de l’Orme … arrivé à l’Escarene puis au col de Nice je me suis offert une dernière bosse vers Sclos de Contes avant le retour habituel sur Nice …
C’est une belle sortie finalement faisable même en hiver qui approche des 1800 m de D+ et des 90 km
J’espère qu’on va remonter un peu en température dans les jours à venir car je sens l’appel du Turini … qui me dit : « viens viens »