col de la porte col St Roch

col de la porte col St Roch

Voici un col méconnu de la plupart des cyclistes de la région . il faut dire qu’il est bien caché à l’intérieur de l’arrière pays Niçois . Je veux parler du col de la porte qui culmine à 1057 m . Ce col relie la vallée de la Vésubie au col St Roch qui se trouve plus au sud au dessus de Lucéram.

Cela faisait très longtemps que je ne l’avais pas gravi . Je lui avais d’ailleurs consacré un chapitre dans mes premiers tomes ( en fait mon chapitre parlait plutôt du col st Roch mais la face nord du col st Roch est également celle du col de la porte ). Deux kms séparent d’ailleurs les 2 cols c’est dire .

Je l’ai donc gravi aujourd’hui en partant de St Jeannet et en vue de finir mon parcours chez moi à Nice . Pour cela il a fallu d’abord rejoindre la vallée de la Vésubie et la remonter jusqu’à Lantosque. Le seul moment pénible est de rouler quelques kms sur la RN202 du pont Charles Albert à Plan du Var car le WE tous les Niçois montent à la neige le dimanche matin. C’est la version « les Niçois font du ski » et une file ininterrompue de voitures vous double sur cette partie du parcours . Heureusement le trafic est bien moindre dès qu’on tourne à droite dans la vallée de la Vésubie.

C’est un long faux plat qui longe la rivière Vésubie et emprunte les gorges du même nom. C’est très beau mais très froid en hiver car le soleil ne parvient pas à atteindre certaines portions très enclavées . Et encore,nous sommes déjà à la mi février, le soleil monte plus haut dans le ciel, en tout cas je ne vous recommande pas ce parcours en décembre ( je l’ai fait: c’est polaire )

Peu avant le village de Lantosque on prend à droite la route indiquée « col St Roch » et on monte au dessus de la vallée en apercevant plus bas la route qu’on vient d’emprunter … on passe par le seul lieu habité de cette route: le hameau de Loda ( qui me rappelle des souvenirs de boulot car j’ai suivi la rénovation de l’église il y a plus de 10 ans pour le compte de la commune de Lantosque )

Cette route est désertique : j’ai dû croiser 10 voitures tout au plus pendant les 14 km d’ascension. ( et aucun vélo )

Après Loda la route redescend sur 1 à 2 km, puis elle remonte assez sèchement pour ne plus s’aplanir jusqu’au col de la porte … mon appli Strava a d’ailleurs planté à ce moment là et je n’ai pas le kilométrage exact de la montée .Ce que je peux dire c’est qu’elle assez difficile . On est le plus souvent à 8 % et il y a plusieurs passages autour de 10. C’est irrégulier et très usant au final.

Le sommet du col est dans la forêt ( comme tout le parcours d’ailleurs ) . On bascule ensuite sur un faux plat descendant jusqu’au col St Roch ..j’ai choisi de ne pas descendre sur Luceram mais de remonter sur le col du Savel puis de descendre ( et remonter ) sur le village de Coaraze ( le village du soleil). Cet endroit est magnifique… on ne voit quasiment aucune maison à perte de vue .. le col St Roch est à la croisée de 4 routes : celle venant du col de la porte , celle menant  à Coaraze, celle venant de Luceram, et celle montant à Peira Cava ( la plus dure ) qui constitue l’ascension la plus difficile vers le col du Turini ( j’en parle dans mon article « anatomie du Turini »).

J’adore ce lieu inhabité et presqu’entièrement sauvage situé à un peu plus de 30 km de Nice seulement.

Voilà donc une belle sortie de février

Finalement mon compteur a passé les 100 km et a approché les 1400 m de D+

Pas mal pour du vélo d’hiver

l’hiver à vélo

l’hiver à vélo

L’hiver 2025/2026 est plutôt bien marqué

Il pleut beaucoup ( et neige beaucoup en montagne ).il n’est pas facile de se motiver à partir rouler quand même. J’arrive à maintenir entre 2 et 3 sorties par semaine soit dans les 200/250 km … j’aime me retrouver à rouler seul dans l’arrière pays.

La plupart des cyclistes restent en bord de littoral . On en croise beaucoup dans la grande corniche ou vers le col de la Madone mais dès qu’on entre un peu plus à l’intérieur il n’y a plus personne.

Hier je suis monté au col de Braus puis j’ai enchaîné avec le col de l’Orme  et j’ai continué par la route du Turini jusqu’à 2.5 km de Peira Cava … et bien je n’ai vu aucun cycliste .. je voulais redescendre sur le col St Roch mais la route est fermée . J’ai préféré respecter l’interdiction plutôt que me risquer à descendre quand même ( parfois un vélo peut passer ) car il est indiqué « fermé à 4 km ». Je connais bien cette portion de route,elle est très raide , et si j’avais dû finalement faire demi tour, j’aurais dû me farcir un raidard entre 10 et 13 % pendant 4 bornes … j’en avais déjà bien assez dans les jambes. À mon point le plus haut de la neige recouvre les prés et les bords de la route . C’est à cet endroit qu’on rejoint la route de crête qui conduit au col du Turini à 11 km plus loin . Cette route est très froide et la prendre en hiver est un vrai défi . Je l’ai souvent fait et j’en garde des souvenirs de froid extrême à la limite du supportable sur un vélo . Je suis donc redescendu par la même route mais en bifurquant sur Luceram au croisement du col de l’Orme … arrivé à l’Escarene puis au col de Nice je me suis offert une dernière bosse vers Sclos de Contes avant le retour habituel sur Nice …

C’est une belle sortie finalement faisable même en hiver qui approche des 1800 m de D+ et des 90 km

J’espère qu’on va remonter un peu en température dans les jours à venir car je sens l’appel du Turini … qui me dit : « viens viens »

adieu 2025 bonjour 2026….

Et bien voilà

L’année 2025 s’est achevée sur un total de 9000 km … qui l’eut cru le 24 juin dernier quand je me suis retrouvé sur un lit d’hôpital aux urgences de Novi Sad en Serbie … un mois plus tard je remontais sur mon vélo après avoir soigné un pneumothorax et une clavicule cassée ..

J’aurai d’ailleurs roulé 9 mois sur l’année car en plus de ma convalescence de juillet je suis parti 1 mois en voyage au Vietnam en avril et j’ai fait 2 séjours de 2 semaines de vacances sans vélo en septembre et octobre…

Résultat : 9000 km en 9 mois

Et surtout je n’ai plus eu de douleurs au genou depuis la fin 2024 … et ça c’est un vrai soulagement … mes séances de kiné, d’ostéo, les piqûres de PRP, les exercices d’isocinétique intenses …. Bref tout ceci a payé ….

2026 est parti un fanfare puisque j’en suis presque à 900 km au 6 février …

Mon objectif principal sera de terminer l’eurovelo6 mais en partant de St Nazaire et en roulant jusqu’à Novi Sad ….

Soit 3600 km en un mois …

Départ le 6 juillet avec mon fils Colin ( qui devrait m’accompagner jusqu’au bout ) et mon frère Thierry ( qui fera la partie française uniquement )

Mais j’aurai l’occasion d’en reparler

À bientôt

Vintimille

Vintimille

Après mon WE de très gros cols il me fallait une sortie tranquille pour bien récupérer … et quand on habite Nice on se dit qu’il n’y a pas plus tranquille que rouler en bord de mer … et bien pas vraiment ..

Je suis parti ce matin par la basse corniche et j’avais décidé d’aller à Vintimille chez nos amis Italiens …j’ai pris l’habitude d’éviter Monaco car je déteste rouler dans cette ville, c’est plein de tunnels et la circulation est dense et je n’éprouve aucun plaisir à la traverser . J’ai donc tourné à gauche à l’entrée de Cap d’Ail pour rejoindre la moyenne corniche . Il faut quand même subir les bouchons de l’entrée de Monaco sur 1 km puis on continue sur la moyenne vers Beausoleil.Et bien ça monte plutôt dur sur quelques portions avant de descendre vers le cap Martin et Menton .. il faut moins d’1h30 pour arriver à la frontière Italienne tout au bout de Menton ..

Juste avant la frontière j’ai pris à gauche la route qui monte c’est à dire celle qui est au dessus de la route du bord de mer . La montée dure environ 2 km puis on redescend sur Latte en passant devant les jardins Hanbury que je vous recommande de visiter . La route remonte à nouveau avant de descendre définitivement sur Vintimille ( pas de plat dans le coin …) . J’adore ce trajet entre Menton et Vintimille car la route domine la mer et offre de belles vues sur la côte vers Vintimille et Bordighera quand on va vers l’Est et sur Menton et Monaco quand on revient .

C’est un condensé des paysages de la Riviera avec une note très typique de l’environnement urbain Italien

On n’est plus en France et ça se sent immédiatement .

J’adore ce petit dépaysement très facile à obtenir quand on vient de Nice ..

J’ai fini mon périple en remontant sur la Turbie puis le col d’Eze et j’ai terminé par la descente de la grande corniche en rejoignant Nice .

Et bien pour une sortie tranquille le total est respectable : 93 km et 1400 m de D+ … pas mal pour du bord de mer …

Je vous recommande ce parcours en week end car la circulation est quand même dense en semaine autour de Monaco

À noter quelques raidards bien costauds si vous passez par le tour du cap Martin ( au retour seulement )