les cul de sacs

les cul de sacs

A force de parcourir les routes du département j’en suis venu quasiment à bout et maintenant je me consacre aux routes en cul de sacs qui desservent de nombreux villages . Je viens de découvrir ainsi les villages suivants :

Malaussène , Thiéry , Roussillon , Clans , Tourette du chateau 

Tout ces villages sont magnifiques et valent le détour …. mais la liste est longue et je suis encore loin d’avoir tout découvert 

Paris Nice

Paris Nice

Pour la 2eme année consécutive j’ai pu suivre en immersion complète l’étape reine de Paris Nice… grâce à l’invitation de LCL.
c’était la veille de l’arrivée finale L’étape partait de Nice pour arriver au sommet du col de Couillole
Nous avons passé la journée avec Sandy Casar ex pro de la Française des jeux … toute la course fut très impressionnante.. pensez donc : cette année il y avait le 1er, le 2eme ,et le 4eme du dernier Tour de France
Un plateau exceptionnel…
Voici quelques images comme si vous y étiez …

Cols de Nice, de Braus, de Brouis, de Vescavo, de Castillon

Cols de Nice, de Braus, de Brouis, de Vescavo, de Castillon

Beau parcours exigeant par sa longueur et la répétition des cols (5 au total) :
Cols de Nice, Braus, Brouis, Vescavo, Castillon
On roule presque seul à partir de l’Escarène et jusqu’à Menton… ensuite le retour se fait par la basse corniche jusqu’à Nice ce qui n’est pas très agréable mais on peut toujours rêver aux paysages qu’on vient de traverser les parties les plus raides sont dans le col de Vescavo (côté Italien) avec des passages à 13% en plusieurs endroits
https://strava.app.link/s1G1OM1ybzb

La Madone d’Utelle

La Madone d’Utelle

Dans les Alpes-Maritimes, il existe une ascension peu fréquentée et qui va vous ravir : il s’agit de la Madone d’Utelle. C’est un sanctuaire et un lieu de pèlerinage. La chapelle est dénommée Notre-Dame-des-Miracles.

Cette ascension vaut vraiment le coup pour plusieurs raisons. D’une part, il s’agit d’un vrai sommet de montagne et non pas d’un col. Cela vous permet de jouir d’une vue époustouflante à 360°. Il paraît même que l’on peut voir 60% de la surface des Alpes-Maritimes depuis le point le plus haut (je me méfie de ces affirmations toutes faites et je doute qu’on puisse voir autant de surface de territoire, mais 60 % de la bande côtière me paraît plausible).

La route est très belle et un peu fréquentée côté est jusqu’au village d’Utelle, plus sauvage et très, très peu fréquentée côté ouest.

Le versant est se prend depuis le village de Saint-Jean-la-Rivière, dans la vallée de la Vésubie. La montée est régulière et ne présente pas de très forts pourcentages, mais elle est longue : 15 km à 5,8 % de moyenne. Le point le plus haut de la route est à 1194 m (antenne TDF). Vous passerez par le village d’Utelle (connu pour des façades peintes sur les maisons) avant de tourner à gauche vers le sommet en lui-même.

Le versant ouest, c’est une autre paire de manches : vous devez monter d’abord au village de la Tour-sur-Tinée (depuis la vallée de la Tinée, donc). Cette partie n’est pas difficile.

Après le village de la Tour, par contre, attendez-vous à du très costaud. Vous devrez descendre très profondément bien en dessous du village, puis remonter par des pentes autour de 10-12 % pendant quelques kilomètres. Mais ce n’est que l’amuse-gueule, car la dernière partie de la montée passe à 15 % par endroits et reste soutenue au-dessus de 12 % pendant 1 à 2 km.

Pensez à vos braquets avant de venir, sous peine de sanction immédiate et, surtout, ne venez pas en pleine chaleur, car il n’y a pas d’air sur cette route entourée de montagnes, très proches (voir le chapitre « Le pied à terre »).

Si vous passez l’obstacle, vous arriverez à la bifurcation qui mène à la Madone pour terminer plus en douceur cette belle ascension.

Si vous avez suivi mes explications, vous avez compris qu’on peut faire une très belle boucle en montant d’un côté et en redescendant de l’autre, ce qui est toujours plus agréable que de faire un aller-retour par le même parcours. Mais attention, car si vous avez décidé de descendre côté Tinée, vous aurez un mur à franchir avant de rejoindre le village de la Tour-sur-Tinée, et il fait très mal également (passages à 12 %).

Au départ de Nice, la boucle complète dépasse les 100 km. Je la recommande au printemps ou en automne (en hiver, les fonds des vallées de la Tinée et de la Vésubie sont dangereux à cause du verglas) et de préférence un dimanche, car se faire doubler dans les vallées par des camions est dangereux et très désagréable.

Si vous êtes croyants, vous pourrez vous aider de Notre-Dame-des-Miracles pour monter cette ascension, mais ne comptez quand même pas trop sur elle, et je vous conseille plutôt de venir avec un peu de kilomètres de montagnes dans les jambes. Ce sera plus prudent…

Les surhumains

Les surhumains

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de surhommes, ou plutôt de surhumains, car je parle également de femmes… Non, rassurez-vous, il ne s’agit pas de moi, j’en suis bien loin.
Je voudrais vous parler des cyclistes professionnels, car, pour moi, ce sont tous des surhumains. Vous en doutez ? Et pourtant : des hommes (ou des femmes) qui grimpent 4 ou 5 cols de suite en pleine canicule, ou qui descendent à plus de 90 km/h sous des trombes d’eau, et qui roulent entre 30 et 35 000 km par an, moi, je les appelle des surhumains.
J’ai toujours été impressionné par ces sportifs hors normes, mais pas à toutes les époques. J’ai admiré Merckx, Poulidor puis Hinault, Fignon, Lemon et quelques autres. Le vélo, à cette époque, était bien différent de maintenant, mais on retrouvait plus ou moins le même calendrier qu’actuellement au fil de la saison. Plusieurs champions ont pu ainsi gagner 2, voire 3 grands Tours au cours d’une même année (France, Italie, Espagne), ce qui n’arrive plus aujourd’hui. J’ai en mémoire des victoires d’anthologie (ah! Hinault sur Liège-Bastogne-Liège en 1980, sous la neige, avec 21 coureurs seulement à l’arrivée ; on l’avait renommée « Neige-Bastogne-Neige »).
Puis il y eut les années noires (ou années EPO : dopage sanguin par injection d’Érythropoïétine, à ne pas confondre avec Eau-Pastis-Olives, régime 100 % naturel très suivi en Provence), marquées par le dopage quasiment généralisé. On compte sur les doigts de la main ceux qui y ont échappé. On peut considérer qu’elles correspondent plus ou moins à la période 1990-2005. Si vous regardez les noms des 20 premiers du Tour de France sur cette période, vous avez de fortes chances de retrouver tous les coureurs impliqués dans des affaires de dopage.
Les courses étaient tristes, en particulier le Tour de France : un gros paquet de coureurs montait les cols, ensemble, sans pouvoir se lâcher, et la victoire finale se faisait sur le contre la montre… Il y avait peu de défaillances et le premier Français se trouvait entre la quinzième ou la vingtième place… J’avais d’ailleurs une habitude : je repérais la place d’un Français qui était réputé pour refuser tout dopage et qui, malgré tout, arrivait à se placer dans les 20 premiers du Tour et à gagner parfois une étape. Il s’agit de David Moncoutié. Je me disais qu’avant Moncoutié, tous étaient dopés, ce qui était sans doute un raccourci un peu facile (il y en avait sûrement après lui aussi, mais ceux-là étaient tous simplement moins bons). J’avoue m’être alors détourné de ce sport que j’aimais tant…
À force d’affaires révélées au grand public, et grâce à des contrôles renforcés et à une prise de conscience d’une partie du peloton et des équipes, le vélo a changé de nouveau. Je n’aurais pas la naïveté de croire que tout est parfait, mais il y a des signes visibles qui sont de bonnes nouvelles. Tout d’abord, on voit de nouveau des défaillances : sur des courses de 3 semaines comme les grands Tours, il est très rare qu’un coureur ne subisse pas un ou plusieurs jours « sans » (certes, le vainqueur final n’en subit pas, mais je vous ai dit que tout n’était pas parfait…).
Les coureurs préparent minutieusement leurs saisons : ceux qui gagnent les premières courses de février marquent ensuite une pause, puis reviennent en juin et en juillet pour la grand-messe du Tour. Ceux qui font les classiques de printemps sont rarement au premier plan dans les grands Tours, d’autres misent sur la fin de saison… Les écarts sont souvent conséquents : je me dis toujours que, lors d’une grande étape de montagnes, il est rassurant de voir les coureurs arriver séparément les uns des autres de plusieurs minutes.
On peut voir de nouveau de belles courses toute l’année, et j’espère que cette embellie ne sera pas qu’un feu de paille…
J’ai parlé d’hommes, mais j’aimerais parler aussi des femmes cyclistes, car il y en a une qui mérite d’être qualifiée de surhumaine : il s’agit de Jeannie Longo ; son palmarès tiendrait sur 10 pages de ce livre et sa domination s’étale sur près de 20années, c’est hallucinant… Quel dommage, d’ailleurs, que les courses féminines ne soient pas plus médiatisées (il y avait un Tour de France féminin à une époque, plus court, mais très intéressant, et il vient d’être remis au calendrier pro féminin en 2022) !
Si vous habitez sur la Côte d’Azur et que vous partez rouler aux alentours de Monaco, vous allez forcément croiser des coureurs pros à l’entraînement. J’en croise à chaque fois dans les cols de la Madone, d’Èze, de Braus, et à chaque fois j’ai droit à un « bonjour » et même, parfois, à des encouragements. C’est le côté humain et simple de ces « surhumains » qui savent que les routes sont les mêmes pour tous et qui vous respectent.
Après cette évocation des surhumains que sont les cyclistes pros, il va être bien difficile de repartir rouler à moins de 25 km/h de moyenne. N’est pas surhumain qui veut…